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SPÉCIMEN
Parution aux éditions espaces 34 en 2023

Traduction en allemand

« Il y avait plusieurs humanités possibles, et plus généralement il y a toujours plusieurs avenirs possibles pour les humains » 

 

Préhistoire de la beauté, Jean-Paul Jouary (2012)

Elle a quarante-six ans. Elle est employée au rayon Poissons & Crustacés du SuperGéant. Poser, peser, taper, coller : c'est son quotidien. Depuis 4720 jours travaillés, pas d'accrocs. Mais un jour son supérieur l'humilie devant les clients. Il la traite de Cro-magnon.

Alors quelque chose s'enraye dans le temps et l'espace.

Le matin du 4721ème jour c'est 3,8 milliards d'années qui s'ouvrent en elle et autour d'elle. 

Au milieu de la steppe urbaine une épopée intime, poétique et millénaire commence.

PRIX ET SÉLECTIONS

 

° Ce texte a bénéficié de plusieurs résidences d'écriture à la Chartreuse-CNES en 2022. Il a reçu une bourse de création du CNL en 2019. Et a été soutenu et accompagné par la Maison du Théâtre d'Amiens entre 2020 et 2022.

° Lauréat de l'Aide à la création d'ARTCENA / 2023

° Remarqué par La Liseuse-Le Rideau, Bruxelles / 2023

° Remarqué par EURODRAM / 2024

° Finaliste Prix Jacques Scherer / 2024

° Prix de la meilleure autrice, XVIIIème Festival Primeurs (Allemagne) / 2024

PRESSE

"Gwendoline Soublin nous offre avec Spécimen un magnifique poème dramatique, une fable écologique et déjantée voyageant de manière totalement onirique sur 3.8 milliards d’années. (…) Gwendoline Soublin s’amuse avec les mots, les sons, elle modèle la langue comme une glaise préhistorique. Plus la pièce avance, plus la typographie est busculée dans la page. Voilà une proposition surprenante, une histoire pour nous remettre, nous les humains, à notre petite place dans ce grand tout qu’est la création de la Terre." Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges, 2023

 

"Gwendoline Soublin est une dramaturge qui s’inscrit dans une écriture contemporaine qui bouleverse nos habitudes de lecteur.trice.s. Dans sa nouvelle pièce de théâtre Spécimen, elle se sert notamment de l’absence d’unité de lieu pour faire de son texte un lieu de vagabondage, d’errance, de voyage. L’occasion pour le personnage de se métamorphoser en même temps que les mots, donnant à l’ensemble des allures monstrueuses. (…) C’est l’essence même du théâtre que Gwendoline Soublin déjoue ici : elle questionne en effet la notion de personnage. Qui est ce « on » ? Qu’en est-il de son identité, de son humanité, de sa singularité qui semble se fondre dans cet anonymat indéfini ? (…) Jusqu’à la rupture, la fissure. Entre renouveau, renaissance, recommencement, la thématique de métamorphose devient constante, autant dans ce qui est dit que dans la manière dont on le dit : le texte change de taille, de place dans la page, et finit même par s’épurer. L’écriture performative – qui fait advenir l’action, le changement – est une véritable prouesse de la part de la dramaturge." Charlotte Payant, Théâtre Actu, 2023

 

"Une fable sociale, à la langue aussi musicale que brute, pour dépeindre une société qui tente de briser les rêves, mais où des poches de résistance poétique existent." Théâtre(s) magazine, 2023

"En partant du quotidien éprouvant d’une femme de quarante-six ans, vendeuse au rayon Poissons & Crustacés du SuperGéant, Gwendoline Soublin fait exploser de nombreux carcans : celui du réel spatial et temporel, celui de nos vies déshumanisées et celui de l’écriture dramatique, afin de nous proposer une fable entre épopée écologique et poème dramatique au présent. Le récit déborde, le temps s’étire, le « je » se regarde et s’universalise en devenant « elle », l’humain retrouve sa place à l’échelle de l’histoire de la création, et elle n’est pas bien grande… Dans ce geste littéraire éminemment performatif, la métamorphose s’impose et s’incarne typographiquement sur la page. Au fil du texte, on mesure la qualité et la force d’une écriture qui fonctionne autour d’associations d'idées et d'images. La langue se fait sujet et objet du récit, en interrogeant notre rapport au monde et les enjeux d’une transformation, et même d’une renaissance continue. La structure dramatique est à la fois fluide et invisible, complexe et surprenante, sans jamais tomber dans une redite postmoderne, car elle reste tendue par une ligne dramaturgique et narrative claire, l’alliance protéiforme de théâtre et narration chorale. Tout cela permet à une équipe artistique de s'approprier le texte tout en laissant les choix dramaturgiques ouverts, qu’il s’agisse de la distribution, de la mise à l'épreuve des points de vue et du rapport à la langue, véritable torrent de pensées qui restent ancrées dans des problématiques et constructions sociales qui motivent et interrogent notre flux de mots et paroles, c’est-à-dire aussi le rôle du langage capable de dire aussi bien ce qui existe que ce qui n'existe pas et ainsi d’opérer une forme de résistance à une société devenue système et machine à briser l’humain et ses rêves." Discours de remise de prix par le jury du XVIIIème Festival Primeurs (Allemagne), 2024

EN ONDES

° Création radiophonique France Culture par Laure Egoroff, Festival Avignon 2023, diffusion septembre 2023

EN SCÈNE

° Lecture théâtralisée par l'autrice dans une mise en voix d'Anthony Thibault (Cie La Nuit Te Soupire) (Maison du théâtre d'Amiens 2022, Musée de Picardie 2024)

° Création d'Émilie Flacher au Théâtre Am Stram Gram de Genève (Suisse), en novembre 2025

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